Quand l’homme déboise sa planète: une situation alarmante !

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Depuis toujours, l’Homme déboise pour s’étendre et développer ses activités économiques. Mais depuis 20 ans la déforestation a connu une accélération inquiétante, et les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. A l’heure où se tient le Sommet de Cancun sur le réchauffement climatique, qu’en est-il des dégâts liés à la déforestation, l’un des grands thèmes abordés par la communauté internationale.

Selon une étude de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), 13 millions d’hectares de forêts seraient coupés par l’Homme chaque année. Soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les 15 secondes ! Pire, les forêts primaires, c’est-à-dire celles qui n’ont jamais été exploitées par l’Homme, ne représenteraient aujourd’hui qu’un peu plus de 30 % des surfaces boisées au monde. Signe encourageant d’une prise de conscience mondiale, le phénomène de déforestation tend à ralentir depuis quelques années. On estime à 5,2 millions d’hectares la surface de forêt disparue entre 2000 et 2010 contre 8,9 millions entre 1990 et 2000. Un ralentissement qui s’explique par les vastes campagnes de reboisement et par l’expansion naturelle des forêts. Malgré cela, les chiffres de la déforestation restent inquiétants : la FAO a qualifié la situation d’ “alarmante”.

L’homme déboise pour étendre ses activités principalement : l’agriculture et l’élevage sont les premiers moteurs de la déforestation, après l’exploitation des ressources forestières. Viennent ensuite l’exploitation minière, et l’extraction de pétrole et du gaz. D’autres facteurs naturels sont aussi à prendre en compte dans le recul des surfaces boisées. Il s’agit des feux, des insectes et des maladies. Mais là encore, l’Homme porte une responsabilité dans la multiplication de ces phénomènes. Avec 4,3 millions d’hectares décimés chaque année, l’Amérique du Sud a connu la plus grande perte nette de forêts entre 2000 et 2005. Elle est suivie de près par l’Afrique : 4 millions d’hectares rasés par an. Parmi les pays qui font preuve de mauvaise conduite, la FAO montre du doigt l’Australie, le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Fédération de Russie, le Pérou et République démocratique du Congo. Cependant, le Brésil et l’Indonésie, qui sont les plus gros déboiseurs, ont ralenti leurs activités depuis 2005.

IMPACT ENVIRONNEMENTAL : Par métaphore, on désigne souvent les forêts comme les poumons de la planète. Elles emmagasinent en effet près de 290 gigatonnes de carbone. Très logiquement, les arbres abattus rejettent du carbone dans l’atmosphère, augmentant l’effet de serre et le réchauffement de la planète. La coupe, la combustion et la décomposition des arbres représenteraient environ 20% des rejets de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. C’est autant que les émissions de gaz à effet de serre des transports.

IMPACT SUR LA FAUNE: Gorille des montagnes, tigre de Sumatra… de nombreuses espèces animales mais aussi végétales sont menacées par la déforestation. Selon Sébastien Moncorps, directeur France de l’Union internationale pour la conservation de la nature, une espèce de mammifères sur cinq serait menacée, une espèce d’oiseaux sur huit, et une espèce d’amphibiens et de reptiles sur trois. Pour ce spécialiste, c’est 1000 fois plus rapide que le rythme naturel d’extinction des espèces.

IMPACT SUR CERTAINS PEUPLES: À l’aube du 21ème siècle, certains peuples dépendent encore de la forêt pour leur subsistance. C’est le cas des indiens d’Amazonie, qui sont directement menacés par la déforestation. Au 14ème siècle, la forêt amazonienne abritait entre 5 et 7 millions d’indiens. Aujourd’hui, ils ne seraient plus qu’un million. Par ailleurs, on estime que près de 10 millions de personnes dans le monde travaillent dans le secteur forestier, et sont donc dépendantes économiquement des forêts. D’où la complexité de mettre en place une législation respectueuse de tous.

SOLUTION PRECONISEE: Face aux dégâts de la déforestation, certains pays ont mis en place des programmes de reboisement. La FAO a constaté depuis 2005 une nette augmentation des plantations artificielles d’arbres. Cette année là, elles représentaient près de 7 % des superficies boisées au monde. Parmi les bons élèves, on retrouve la Chine, l’Inde, les Etats-Unis ou le Vietnam. Leurs législations ont permis un gain de plus de 7 millions d’hectares de nouvelles forêts chaque année.

Gage de sa préoccupation pour la sauvegarde des forêts, la communauté internationale prévoit de réduire de moitié la déforestation dans les pays en développement d’ici à 2020. Des labels ont également été créés pour encourager une bonne gestion des forêts, comme le Forest Stewardship Council (FSC). Celle-ci implique l’interdiction de la coupe des forêts anciennes, réservoir essentiel de la biodiversité, et limite la coupe aux arbres issus de forêts consacrées à ces activités. (Sources et données: “La chaine verte”)

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