Compétitivité industrielle: la France à la traîne dans l’UE

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Alors que la reprise économique demeure fragile dans l’UE, la France est l’un des pays de l’Union européenne le moins favorable à l’industrie, constate la Commission européenne (CE) le 14 octobre, dans un résumé extrait du rapport annuel sur « La performance et les politiques de la compétitivité des Etats membres ».
La Commission a identifié plusieurs domaines clés dans lesquels la compétitivité de l’économie européenne devrait être renforcée encore davantage afin de pouvoir atteindre les objectifs de la stratégie “Europe 2020“. En effet, en matière de performance de leur compétitivité industrielle, des écarts sensibles existent entre les pays membres. Le rapport analyse trois domaines clés : la productivité du travail par salarié, la part des entreprises innovantes et l’environnement des affaires de chaque pays membre.

En termes de productivité de la main-d’œuvre, parmi les pays dont le niveau de la productivité se situe nettement au-dessus de la moyenne de l’UE, figurent l’Irlande, les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, la Belgique, le Luxembourg, la Suède et l’Allemagne.

La France, elle, se place au 10e rang dans la catégorie des pays dont le niveau est légèrement au-dessus ou en dessous de la moyenne de l’UE. La France se situe juste derrière le Royaume-Uni , mais devance le Danemark, l’Espagne, la Grèce, l’Italie et Malte. Des challenges demeurent pour la France, explique la CE. La France doit faciliter les mutations structurelles dans l’économie pour libérer le potentiel de croissance des entrepreneurs. Selon Bruxelles, un meilleur positionnement technologique et géographique ainsi qu’une croissance plus forte des entreprises de moins de 2 000 salariés contribuerait largement à renforcer le tissu industriel français.

En terme d’innovation, la France se classe au 16e rang, loin derrière l’Allemagne et le Luxembourg, premiers du classement avec plus de 60 % d’entreprises innovantes sur l’ensemble de leurs entreprises. L’Hexagone se classe dans la catégorie inférieure avec les pays qui ont plus de 50 % d’entreprises innovantes (Belgique, Portugal, Irlande, Estonie, Autriche…) .

Les efforts en cours sur la recherche et l’innovation doivent donc se poursuivre avec une attention toute particulière dans la R&D, les synergies entre les milieux scientifiques et industriels, ainsi que dans la mise en place de conditions favorables pour les starts-up innovantes et le développement du secteur high tech, note le rapport de la CE.

En ce qui concerne son environnement des affaires, là encore la France – du fait d’une réglementation par l’Etat considérée comme un fardeau pour les entreprises – ne se situe pas en très bonne position. Avec des notes supérieures à 3,5 sur 7 (7 indiquant que la réglementation n’engendre aucun fardeau pour l’entreprise et 1 pour les réglementations très pesantes) la Finlande, l’Estonie, le Danemark, Chypre, la Suède et le Luxembourg arrivent en tête des pays dont la réglementation étatique est jugée comme ayant le poids le moins lourd pour les entreprises.

Les principaux membres de l’UE à savoir l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne sont notés, eux, avec d’autres pays membres, entre 2,5 et 3,5, leur réglementation étatique étant estimée comme un fardeau plus élevé à porter par les entreprises. La Belgique, le Portugal, la Grèce, la Hongrie et l’Italie arrivent, de leur côté, dans la dernière catégorie, celle des pays où la réglementation constitue le fardeau le plus lourd.

Face à ce constat, la Commission préconise que les efforts en cours de la France pour améliorer son environnement des affaires doivent continuer. La France, explique le rapport, doit alléger le poids de ses procédures réglementaires et administratives en simplifiant les interfaces entre les entreprises et les autorités publiques et, ajoute le rapport, en facilitant l’accès au financement en particulier pour les entreprises en croissance et celles innovantes.

Il est essentiel de renforcer la compétitivité mondiale de l’industrie européenne, le secteur manufacturier étant à l’origine de 75 % des exportations de l’UE et assurant d’autre part 80 % de la R&D dans l’industrie, conclut la Commission européenne. (Source: M.O.C.I.)

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