Ingénierie : perspectives 2015 de 4 pays européens

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A l’occasion des 10ème rencontres de l’ingénierie, de la construction, et de l’industrie, qui auront lieu le jeudi 20 octobre prochain, la BIPE a réalisé une étude pour Syntec Ingénierie. Hors export, il s’agit d’estimer l’évolution de l’ingénierie dans quatre marchés européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni).

Le Bipe s’est livré à deux prévisions (scénario bas, scénario central) à l’horizon 2015 pour l’ingénierie dans les quatre pays. Les perspectives dégagées sont plutôt bonnes, au point que Alain Bentéjac, président de Syntec Ingénierie, pense être «un peu moins optimiste» que le Bipe. Celui-ci reconnaît n’avoir pas pris en compte un scénario noir qu’il est impossible de prévoir à l’heure actuelle.

France: Les dépenses en ingénierie à l’horizon 2015, devraient croître de + 4,7% à + 4,9%. En l’Allemagne, ce serait de + 4,2% à + 4,4%. En Italie, le marché en valeur pourrait croître de + 4,6% à + 4,8%. Enfin, au Royaume-Uni, la croissance serait de + 4,6% à + 5, 8%.

Selon le Bipe, les moteurs de la croissance de la construction et des services sont très différents d’un pays à l’autre. En France, se sont les dépenses étatiques, la construction, et l’énergie (notamment nucléaire) tandis que l’industrie n’est intervenue que pour 25,1% dans la production totale en 2010. Le part de l’ingénierie utilisée a été de 10%. En 2010, le chiffre d’affaires du secteur a été de 35,6 milliards d’euros, dont 10 milliards à l’export.

ALLEMAGNE: Le bâtiment n’est pas un secteur jugé prioritaire, c’est au contraire l’industrie (34,5%) qui est le moteur avec une volonté de spécialisation et d’exportation. La part de l’ingénierie avoisine les 9%, sans doute parce qu’elle est intégrée dès l’amont.

ITALIE: Elle s’appuie à la fois sur l’industrie (31,9%, avec l’automobile) et la construction. Le taux d’intégration d’ingénierie est assez bas (environ 7%).

ROYAUME UNI: Il présente un taux d’ingénierie élevé (plus de 12%). Le Bipe estime pourtant que son industrie (27,5% de la production totale) est de moins en moins compétitive et de plus en plus concurrencée par les pays émergents. Son apparent dynamisme est dû à l’exploitation pétrolière, avec pour relais une relance du nucléaire à terme. Sa recette miracle reste quand même, selon le Bipe, de n’être pas dans la zone euro et donc de pouvoir dévaluer selon ses intérêts. (Sources: M.O.C.I.)

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