Pêche : une mesure européenne inquiète les professionnels bretons

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La mesure phare consiste à interdire progressivement, entre 2015 et 2019, les rejets de poissons en mer. Le ministre chargé des Transports et de l’Économie maritime, Frédéric Cuvillier, a bataillé dur pour adoucir les propositions initiales de la Commission européenne.

Mais pas assez, semble-t-il. Le compromis « ne satisfait pas du tout » la profession, d’après Gérald Hussenot, du Comité régional des pêches de Bretagne. « C’est impossible de ramener à terre tous les rejets, les bateaux ne peuvent pas le faire », affirme-t-il. De plus, « on ne sait pas ni où les stocker dans le bateau, ni quoi en faire à terre, si ne c’est de la farine de poisson pour l’aquaculture », fait valoir Gérald Hussenot.

L’interdiction des rejets signifierait, pour les Bretons, la fin d’une partie importante de l’activité des bateaux qui pêchent des espèces variées.

Pour l’eurodéputé Alain Cadec (UMP), vice-président de la commission pêche du Parlement européen, la décision du Conseil sur les rejets est « dramatique » pour la filière française. Et cela risque, selon lui, de créer un « marché parallèle, ce qui est contre-productif par rapport à l’objectif de préserver la ressource ».

Fin de la surpêche en 2020 au plus tard

L’accord du Conseil a repris nombre de propositions faites par la France, notent les services de Frédéric Cuvillier.

Le rendement maximum durable (rétablissement des stocks de poissons) devra être atteint en 2015, lorsque c’est possible, et en 2020 au plus tard.

La mise en place de concessions de pêche transférables, une sorte de marché des quotas, sera facultative. La France y est pour le moment hostile, mais ne pourra pas s’opposer à ce que d’autres pays les utilisent (c’est déjà le cas du Danemark, de la Suède, des Pays-Bas).

Enfin, la suppression des aides à la flotte, qui était proposée par la Commission pour 2013, a été refusée par le Conseil. Les négociations sur la réforme de la politique commune de la pêche ne sont pas terminées, car les ministres devront encore trouver un accord avec le Parlement européen.

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