Groupe Doux : les banquiers veulent des garanties

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Le groupe Doux a besoin d’argent frais. Et vite. La course contre la montre se poursuit pour sauver le volailler breton. Hier, le magazine “Les Echos” annonçait qu’un accord aurait été trouvé entre les Caisses régionales du Crédit Agricole, le Crédit Mutuel de Bretagne et Barclays pour débloquer une ligne de crédits de 35 millions d’euros. Un montage qui pourrait s’appuyer sur la caution proposée par la Région. Jean-Yves Le Drian, le président du Conseil régional de Bretagne, se dit favorable à cette option.

Les banques restent méfiantes…

Mais le temps des politiques n’est pas celui des banquiers. Ces derniers, déjà échaudés par le passé veulent limiter les risques. À commencer par Barclays, l’un des principaux créanciers de Doux. Il demande du renfort avec la constitution d’un pool bancaire. Au Crédit Mutuel de Bretagne et au Crédit Agricole, on refuse pour l’instant de s’exprimer sur le dossier. « Doux n’a pas de compte chez nous », précise simplement le Crédit Mutuel de Bretagne. En attendant, la tension monte.

« Nous n’avons pas le temps de finasser si on veut sauver le groupe Doux de la tourmente. Il faut éviter coûte que coûte l’effondrement du château de cartes », s’agace Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller général du Finistère. Avec 3 500 salariés, 600 intérimaires et 800 éleveurs principalement basés en Bretagne, Doux pèse lourd en Bretagne. Mais on pourrait aussi y ajouter les transporteurs, les fournisseurs d’aliments, tout un tissu d’entreprises qui vivent dans l’incertitude.

… et les salariés inquiets

Les salariés ont perdu leurs repères depuis le 1er juin, date du dépôt de bilan, et leur moral est au plus bas. « Ils ont besoin d’une cellule d’écoute pour se libérer de leur souffrance », alerte la CFDT. Car les mauvaises nouvelles s’accumulent. Toujours selon la CFDT, Doux a aujourd’hui 8 millions d’euros d’arriérés de cotisations sociales. Les salariés ne peuvent donc pas bénéficier des mesures de chômage partiel. « Le gouvernement le savait et n’a pas réagi. Il doit intervenir comme il a su le faire pour les aviculteurs », insiste la CFDT.

Dans ce dossier, les inconnues sont nombreuses. Dans un entretien donné il y a quelques jours à Ouest-France, Charles Doux reconnaissait lui-même ne pas connaître le niveau exact de l’endettement de l’entreprise dont il est actionnaire à 80 %. Il l’estimait à 440 millions d’euros. « En attendant un audit », précisait-il. (Sources O.E Entreprises) www.plastic-jig.com

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