Producteurs de volailles en vente directe

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Sur la cinquantaine d’éleveurs pratiquant l’élevage et la vente directe de volailles fermières dans le Morbihan, une vingtaine se sont regroupés autour de l’association créée il y a deux ans. «Pour autant fédérer reste difficile mais c’est une nécessité pour se faire entendre», pointe Gilles le Falher, président de l’APVVDM. Car si la vente directe à le vent en poupe, au dessus de ces producteurs de volailles fermières, plane la menace de la réglementation salmonelles. Car en cas de détection, la sanction tombe comme un couperet avec la fermeture administrative de l’élevage durant 16 semaines. «Si on cherche, on trouve, même dans les élevages les plus nickels», s’inquiète un éleveur. «Une fermeture, on ne s’en relève pas. Il y a eu un cas dans le 44», enchaîne Gilles Le Falher, producteur de 5000 volailles fermières et de bovins viande.

Se faire entendre

Pour éviter de subir, «nous devons prendre de l’avance, montrer qu’on travaille sur le sujet pour être associés aux prochaines discussions», souhaitent les membres de l’association qui se sont réunis le le 4 juin dernier. « On veut installer du monde avec de la vente directe mais si on applique la réglementation à la lettre, c’est impossible », relève Gilles Le Falher. L’association a donc entrepris une démarche dérogatoire de l’application de l’arrêté, relayée par la Chambre d’agriculture au niveau régional, puis auprès de l’APCA. «En un an, ça bouge, le Morbihan est précurseur » note t-il.

Travailler et se former sur la bio sécurité

Pour asseoir leur crédibilité, les membres de l’association vont donc entreprendre un audit de chaque élevage par le GDS avec adhésion de l’association au groupement de défense sanitaire. L’objectif ? «Se faire accompagner dans un audit sur la bio sécurité dans nos élevages et pour faire un état des lieux. C’est pour améliorer nos pratiques dans une démarche collective, avec des formations adaptées. A la clé, on espère mettre sur pied une charte de bonnes pratiques que nous allons élaborer », note Gilles Le Falher. La démarche, soutenue par le Conseil général, permet la mise en place de cet audit ouvert à tous les éleveurs de volailles fermières morbihannais. Avec le coup de pouce de l’association pour aider ses membres dans un audit dont le prix sera volontairement bas. Association qui, face aux questions de biosécurité communes aux nouveaux marchés et nouvelles filières, souhaiterait voir le recrutement d’un Monsieur (ou Madame Qualité au sein des chambres d’agriculture, pour accompagner les producteurs dans une question transversales aux productions.(Sources: Terragri)

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