Lancelot : chevaliers de la bière et du Breizh cola

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Pas de lac, mais une forêt bien noire et profonde. C’est là que se cache Lancelot, sur les hauteurs du Roc Saint-André (Morbihan). La petite brasserie artisanale créée par Bernard Lancelot, voilà vingt-deux ans, a sacrément pris de la bouteille, passant de 6 à 33 salariés.

Une diversification culottée

C’est voilà dix ans, en 2002, qu’elle a pris un essor décisif, sous l’impulsion d’Éric Ollive et Stéphane Kerdodé. Revenant de Brest, où les deux amis viennent de visiter la vieille limonaderie Wittersheim, créée en 1905, « qu’Éric a eu l’idée : et si on faisait un cola ? » Oui, lui réplique du tac au tac Stéphane, « mais du Breizh cola ! Le cola du Phare ouest… »

La diversification est bien culottée, mais Bernard Lancelot leur dit banco. Succès d’estime immédiat, la production, assurée à Plonéour-Lanvern (Finistère), ne peut plus suivre. « On a alors sous-traité l’embouteillage à Cholet. Mais en se disant que, dès que possible, on s’équiperait de notre propre ligne… », raconte Stéphane Kerdodé.

Croissance à deux chiffres

C’est désormais chose faite. En s’associant avec la cidrerie Loïc Raison, Lancelot vient d’investir 2 millions d’euros dans une belle usine d’embouteillage toute neuve à Domagné (Ille-et-Vilaine). « On fait du covoiturage industriel… résume avec humour Stéphane. On se partage l’outil, ce qui nous a permis d’en avoir un meilleur ».

Ainsi totalement rapatriée en Bretagne, la production du Breizh cola va pouvoir continuer à fleurir. Une croissance à deux chiffres, chaque année, depuis le début de l’aventure ! Grâce à ses atouts : la revendication identitaire, mais aussi ses qualités propres, « sinon le succès n’aurait pas duré ». Le soda breton s’adjuge, déjà, 14 % du marché des colas sur le secteur de la Bretagne historique. Et ne va pas tarder « à s’attaquer au 6 département breton : Paris et l’Ile-de-France ! », promet Stéphane en souriant, flatté d’agacer ainsi les géants américains…

Le chiffre d’affaires du soda (10 millions d’euros cette année) se divise entre grande distribution (70 %) et les bistros (30 %). Exactement l’inverse de la brasserie : Lancelot y écoule ses bières à 60 % dans les 450 meilleurs bistros bretons (dont 50 % à la pression) et à 40 % dans la distribution. À flots, 1,7 million de litres par an. Les deux jeunes associés ont pris la succession de Lancelot en se partageant les rôles : Éric, l’ingénieur, s’occupe de la production, quand Stéphane suit la gestion et la commercialisation.

Nouvelle salle de brassage

Le succès du Breizh cola ne leur a pas fait oublier Lancelot, dont ils cultivent avec amour l’image haut-de-gamme. Des bières “à la belge”, naturelles, non pasteurisées, refermentées en bouteilles, à l’identité bretonne toujours très soigneusement travaillée. (au sureau), et (pur malt), (blanche), (blé noir)… Huit bières (dont une pression exclusive), plus trois bières événementielles.

Pour elles, ils viennent d’investir 1,5 million d’euros dans une nouvelle salle de brassage et une nouvelle ligne d’embouteillage. De quoi, potentiellement, doubler leurs capacités de production. En la soignant toujours plus : « toutes nos matières premières sont bio ». Lancelot a même mis sur pied une filière bretonne de céréales : malt, froment, sarrasin. Une

Lauréate des Coups de cœur et Produit en Bretagne, Lancelot est l’une des entreprises retenues par un jury de journalistes et des responsables de l’association Produit en Bretagne, forte de quelque 288 entreprises adhérentes. Ces Coups de cœur récompensent des activités innovantes en revendiquant leur ancrage territorial.(Sources:O.F entreprises) www.plastic-jig.com

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