Ploërmel. Ils fabriquent les cordages de raquette des champions de tennis

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Quel est le lien entre Raphaël Nadal, Andy Roddick et Jo-Wilfried Tsonga ? Outre le fait qu’ils jouent plutôt bien au tennis, ils utilisent tous des cordages « made in Ploërmel ». Qu’ont-ils de spécial ? Ils sont fabriqués à partir d’intestins de bœuf. « Ce sont les meilleurs cordages du monde », se félicite son directeur Jean-Michel Holtzmann qui souligne qu’en terme de confort, de tension et de sensation de jeu, rien ne vaut les cordes naturelles.

Deux bovins pour une raquette

Et si leur meilleur ambassadeur, le champion olympique Raphaël Nadal, ne pourra pas défendre sa médaille d’or cette année à cause d’une blessure, il compte sur le n°1 Français pour faire honneur au travail de ses 34 salariés. Car des cordages de champions, ça ne se trouve pas sous le sabot d’une vache, mais dans ses tripes. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’équipementier lyonnais avait installé cette usine à Ploërmel en 1977. C’est en effet dans notre région que nous retrouvons la plus forte concentration d’abattoirs de bovins. Et il en faut pour fabriquer des cordages. Comptez deux bovins pour une corde de 12 mètres équipant une raquette. Et ici, on en fabrique 300 000 par an…

Comment procède-t-on ? C’est tout un savoir-faire que l’on perfectionne depuis 1875, date du premier cordage en boyaux inventé par un certain Pierre Babolat pour le compte d’un joueur anglais. Récupéré à l’abattoir, l’intestin est vidé et coupé en lanières de 12,65 mètres. Son enveloppe interne est retirée pour ne garder que l’externe qui sera traitée, rattachée à d’autres, séchée puis lissée pour donner trois semaines plus tard une fine corde dont le diamètre fera de 1,22 à 1,40 mm suivant sa catégorie.

Invités à Roland-Garros

Un travail artisanal et de haute précision reconnu dans le milieu. Et si ces employés ploërmelais n’iront pas aux Jeux olympiques cette année, ils connaissent par contre les allées de Roland-Garros où ils ont été accueillis comme des VIP. Depuis l’année dernière, Babolat en est le cordeur officiel. « On en est très fiers », confie Jean-Michel Holtzmann. Aussi fièrs que le jour où son équipe a reçu une lettre du jeune retraité du tennis l’espagnol Carlos Moya. Le vainqueur de Roland-Garros 1998 y remerciait les Ploërmelais pour tout ce qu’ils avaient fait pour sa carrière. Qui a dit que le tennis est un sport individuel ? (Sources: OF Entreprises)

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