Equinix, le plus grand datacenter de France

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Vos e-mails sont peut-être là. Physiquement. Bien rangés dans des armoires informatiques, qui forment d’impressionnantes allées bourdonnantes. Vos e-mails voisinent avec les contrats d’assurance de Generali, les vidéos de Youtube, les jeux en ligne de Blizzard, les applications de Blackberry… Dans les « baies » en acier s’empilent les disques durs, mais aussi les serveurs, ces ordinateurs XXL qui font tourner internet. On ne se bouscule pas dans ces grands espaces blancs et hauts de plafond. Au loin, deux techniciens dépannent un serveur récalcitrant.

Dans une grande solitude

Chaque jour, il ne passe que quelques dizaines de personnes, les opérations de base étant assurées par l’équipe du datacenter.
Nous sommes pourtant dans la ville, à Saint-Denis, à deux pas du Stade de France, dans un ancien centre mécanisé des Messageries parisiennes. Les deux bâtiments de béton ont été transformés en 13 000 m2 de datacenter, la taille de deux hypermarchés. Une belle « ferme informatique », la plus grosse de France.

Equinix, son propriétaire, leader mondial avec 105 des quelque 1 700 datacenters existants, met un autre datacenter de 11 000 m2 en service, mercredi, à 10 km de là, dans l’ancien centre de tri postal de Pantin. Les deux endroits seront reliés par une autoroute de données : 1 000 fibres noires quand une seule suffirait à les connecter au réseau. « Ce sera comme un seul datacenter, s’enthousiasme Michel Brignano, le PDG d’Equinix France. Les clients qui seront à Pantin seront à quelques millisecondes des équipements de Saint-Denis. » L’intérêt pour les 52 opérateurs téléphoniques présents, c’est la connexion instantanée avec leurs clients. Tous les grands noms d’internet sont également de la partie, car Equinix est le seul à leur assurer le même service dans le monde entier.

La consommation d’une ville moyenne

Le technicien d’un moteur de recherche bien connu s’apprête ainsi à franchir les sept points de contrôle, dont une reconnaissance de la paume. « Là où je vais, on ne bronze pas », plaisante-t-il. Au moins, il sera à l’abri de la touffeur, grâce à l’air climatisé qui refroidit les machines.

Entre les ordinateurs et les groupes de climatisation, le datacenter de Pantin consommera autant d’électricité qu’une ville de 70 000 habitants. C’est la raison de la concentration des datacenters en Région parisienne sur les nœuds d’approvisionnement.
Il faut à tout prix éviter que le courant fasse défaut. Dans ce cas, des batteries prendraient automatiquement le relais. Elles peuvent tenir quinze minutes, le temps de déclencher des dizaines de groupes électrogènes reliés à d’immenses cuves de fuel pour trois jours d’autonomie. « Nous avons des contrats d’exclusivité avec les fournisseurs d’hydrocarbures pour être réapprovisionnés », rassure Michel Brignano.

C’est cette sécurité affichée et la possibilité de s’étendre, un jour, à Pantin qui a séduit les camions frigorifiques Petit Forestier. 36 000 camions à gérer, autant de factures à établir : « Nous étions notre propre hébergeur, à Villepinte, mais on avait du mal à stabiliser le courant, retrace Nicolas Sansonetti. Ce n’est pas notre métier. Ici, il n’y aura aucun risque de perdre nos données. »

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