Jour « J » pour la reprise pôle frais de Doux

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Pas la bousculade. Sauf surprise, il n’y aura pas d’offres pléthoriques déposées, aujourd’hui, au tribunal de commerce de Quimper pour reprendre le pole frais de DOUX (1 704 salariés)placé en liquidation judiciaire le 01.08.2012. LDC fera sans doute une proposition pour l’abattoir de poulets de Laval (303 postes) proche de ses bases mancelles. Le groupe Duc s’intéresse aux sites de Blancafort (Cher) avec 170 salariés, Boynes (Loiret), 160 salariés, et à l’abattoir de poulets de Sérent dans le Morbihan (175 salariés). L’industriel bourguignon (Chailley) s’appuierait sur Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol, ou d’autres investisseurs. Gastronome, filiale de Terrena, avait fait une 1ère proposition pour la Soprat (Vraie-Croix dans le Morbihan) et Sérent. La Soprat et sa marque Père Dodu restent dans le giron de Doux, du coup Gastronome hésite.

Une filière pas en forme

Une certitude : il n’y aura pas de propositions mirobolantes car la filière avicole française n’est pas très en forme. Elle recule face au déferlement des viandes de volaille fraîches en provenance d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas. « Ces gros volumes de poulets basiques répondent à une demande croissante des consommateurs, constate Michel Prugue, président de la Confédération française de l’aviculture, affiliée à la FNSEA. En face, l’offre de nos industriels est trop dispersée. »

« Moderniser l’aviculture ».

Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, veut profiter de la reprise du pôle frais de Doux pour rajeunir une filière flageolante. « L’État répondra présent à côté d’un éventuel repreneur avec les collectivités locales, indique-t-il. Mais sur la base d’un projet industriel d’avenir avec un vrai volet social. » Le défi s’annonce de taille. Il faudra d’abord rénover le parc de poulaillers dont la moyenne d’âge est de 22 ans. « Les éleveurs ne renouvelleront pas leurs bâtiments si les démarches administratives traînent en longueur avec l’épée de Damoclès d’éventuels recours devant le tribunal administratif, prévient Michel Prugue. Il faut une garantie claire des pouvoirs publics ».

Inquiétude dans le Nord

Éleveurs et salariés inquiets. Un tiers des 800 éleveurs en contrat avec Doux travaillent pour la branche « frais ». Ils sont liés à la SNC Élevage Doux, une filiale qui n’est pas concernée par la liquidation judiciaire. S’ils rompent le contrat et signent avec un repreneur pourront-ils faire valoir leurs créances d’avant le 1er juin 2012, date du dépôt de bilan de Doux ? Ils n’ont pas la réponse. L’inquiétude est encore plus grande chez les 240 salariés de Graincourt dans le Nord. Si le site n’est pas repris, ils resteront sur le bord de la route.(OF Entreprises)

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